Ça y est, ton manuscrit est prêt ? Champaaaaaagne (ou Kidibul si t’es team sans alcool) ! Il ne reste « plus qu’à » le publier sur Amazon KDP.
Sur le papier, ça paraît simple. Les doigts dans le nez ! Dans la réalité… tu découvres qu’il faut choisir le bon format, préparer un PDF aux bonnes dimensions, calculer les marges, comprendre le fond perdu, exporter correctement les fichiers, choisir entre une couverture mate ou brillante…
Toi qui pensais que le plus dur était passé…😅 Respire, tout va bien se passer !
Dans cet article, je t’explique comment préparer ton livre à la publication sur Amazon KDP. L’objectif : éviter les erreurs les plus fréquentes et ne pas t’arracher les cheveux au passage. Bref, publier un ouvrage propre et dont tu pourras être fière.

Avant toute chose, petit rappel. Amazon KDP (Kindle Direct Publishing) est la plateforme d’autoédition d’Amazon.
Elle permet de publier :
sans passer par une maison d’édition. Tu gardes le contrôle sur ton projet, tes droits d’auteur et ton calendrier de publication. Liberté !
L’autoédition est aujourd’hui une belle opportunité car elle facilite grandement la publication de tes ouvrages. Mais attention, il y a des règles à respecter et des spécificités à connaître si tu ne veux pas faire fuir ou que ton livre fasse “amateur”. Publier un livre sur Amazon KDP, ça ne se fait pas n’importe comment (eh ouais).
Si Amazon KDP rencontre autant de succès auprès des auteurs auto-édités, ce n’est pas pour rien.
C’est une solution géniale pour se lancer sans devoir investir des milliers d’euros dans un premier tirage. Tu peux imprimer quelques exemplaires seulement, les commander à un prix raisonnable et réapprovisionner au fur et à mesure des ventes. Plutôt rassurant quand on publie son premier roman !
Autre avantage : Amazon est aujourd’hui l’une des plus grandes librairies en ligne au monde. Ton livre peut donc être trouvé plus facilement par de nouveaux lecteurs, même si tu débutes et que tu n’as pas encore une grande communauté.
Évidemment, publier sur Amazon soulève aussi des questions éthiques et environnementales qui peuvent faire réfléchir. Chacun place le curseur où il le souhaite, selon ses valeurs et ses priorités.
L’idée n’est pas de dire qu’Amazon est la seule solution, ni la pire d’ailleurs, mais de reconnaître que, pour beaucoup d’auteures, c’est une excellente porte d’entrée dans l’univers de l’autoédition.
Ça paraît évident. Pourtant, beaucoup d’auteures commencent la mise en page alors que le texte continue d’évoluer. Mauvaise idée.
Chaque modification peut déplacer :
Tu penses gagner du temps, mais c’est le meilleur moyen d’en perdre en réalité. Attends que ton manuscrit soit corrigé, relu et validé, avant de passer à la maquette.
Tous les romans ne sont pas faits pour le même format. Un thriller de 700 pages n’a pas forcément le même format qu’un roman jeunesse.
Attention, c’est en pouces, pas en centimètres, Colette !

Le meilleur format dépend :
Ce n’est donc pas un choix esthétique. C’est avant tout un choix technique et pratique.
Les p’tits conseils d’Amandine : Je t’invite à regarder les formats les plus répandus dans le genre littéraire de ton roman et d’opter pour un format similaire. Bien sûr, prends aussi en compte le volume de pages. Et n’oublie pas que plus le format est grand, plus il y aura du texte sur la page, moins il y aura de pages.
Petit point vocabulaire avant de poursuivre, afin d’éviter toute crise de panique après publication.
Sur Amazon KDP, tu peux généralement choisir entre un livre broché (couverture souple) et un livre relié (couverture rigide).
Le broché est de loin le format le plus courant en autoédition. Il est plus économique à produire, plus léger et correspond à ce que les lecteurs retrouvent dans la majorité des librairies. Si tu publies un roman, il y a de fortes chances que ce soit le choix le plus adapté.
Le relié, lui, offre un rendu plus premium et plus robuste (plus cher aussi). Il est souvent privilégié pour les beaux livres et les albums illustrés ou les ouvrages que l’on souhaite conserver longtemps. En contrepartie, son coût d’impression est plus élevé.
Pour un premier roman, le format broché reste généralement le meilleur compromis entre qualité, budget et attentes des lecteurs.
On pourrait croire que la couleur du papier n’a pas beaucoup d’importance.
Et pourtant, elle influence, elle aussi, le confort de lecture.
Pour les romans, récits de fiction et mémoires, le papier crème est généralement le plus agréable et adapté. Plus doux pour les yeux, il réduit les reflets et offre une lecture plus confortable, surtout sur plusieurs centaines de pages. C’est d’ailleurs le choix de nombreuses maisons d’édition.
Le papier blanc, quant à lui, est davantage utilisé pour les livres pratiques, essais, guides ou ouvrages de non-fiction. Il apporte un rendu plus net, notamment lorsqu’il y a des graphiques, des tableaux ou des illustrations.
Roman, fiction, mémoire → papier crème.
Livre professionnel, guide, non-fiction → papier blanc.
Si ton livre comporte des illustrations, des cartes, des dessins ou des éléments en couleur, Amazon KDP te laisse le choix entre un papier couleur standard et un papier couleur premium. Mon conseil : si ton budget le permet, choisis le premium.
Les couleurs sont plus profondes, les contrastes mieux respectés et le rendu global est bien plus qualitatif. Ce serait dommage de passer des heures à créer de belles illustrations, pour qu’elles perdent tout leur éclat une fois imprimées.
Certes, le coût d’impression est un peu plus élevé, mais le résultat en vaut largement la peine. Après tout, si tu as choisi d’ajouter de la couleur à ton livre, autant mettre ça en valeur, non ?
Soyons honnêtes. Quand un lecteur adore un livre, il ne se souvient jamais de la mise en page. Il ne dit jamais “Rolala, j’ai adoré ce livre, la mise en page était parfaite !” (ou alors il est graphiste)…
Et c’est exactement le but. Une bonne maquette est invisible. Elle accompagne la lecture sans jamais attirer l’attention. À l’inverse, une mauvaise mise en page saute immédiatement aux yeux.

Ça peut être :
Tout cela fatigue le lecteur et peut le freiner dans sa lecture. Voir, ne plus lui donner envie de lire la suite, bien que ton histoire soit super.
« Je vais mettre des marges de 2 cm partout. » Euh… Non. Pourquoi 2 et pas 4 d’abord ? On ne décide pas de la longueur de ses marges comme on décide de ce qu’on va manger à midi.
Les marges d’un roman dépendent :

C’est la marge intérieure, celle située du côté de la reliure. Et elle est particulièrement importante. Pourquoi ? Parce qu’une partie peut disparaître dans la reliure. Si elle est trop petite, ton lecteur devra écarter ton livre comme un accordéon pour réussir à lire les phrases du milieu.
Taille commune : entre 2cm et 2,5 cm (à augmenter si le livre dépasse les 300 pages).
N’oublie pas, plus ton roman est épais, plus la partie prise dans la reliure est importante. Il faut donc prévoir une marge intérieure suffisamment généreuse pour éviter que les mots ne finissent coincés dans la reliure.
Ici, on parle de la marge extérieure, les bords du livre, l’endroit où on met nos doigts. Là aussi, il faut aussi penser au confort de lecture : l’espace prévu à droite et à gauche doit être suffisant pour que les doigts ne viennent pas cacher le texte.
Taille commune : entre 1,5cm et 2cm (à augmenter si le livre dépasse les 300 pages).
La marge supérieure, située au-dessus du texte est un peu moins importante. Attarde-toi surtout sur le pied de page (la marge inférieure, en dessous du texte). Les numéros de page doivent impérativement rester à l’intérieur des marges minimales indiquées par Amazon KDP. Pas question de les laisser se balader ! 😄
Taille commune : environ 2cm (souvent un peu plus en bas pour laisser de l’espace pour les numéros de pages).
Vigilance : Amazon KDP indique des marges minimales à respecter selon la taille de ton livre et son nombre de pages. Mais attention : ce sont des minimums, pas forcément les marges idéales.
Les p’tits conseils d’Amandine : Personnellement, j’aime les romans qui respirent. Une page trop chargée fatigue l’œil et donne une impression moins professionnelle. Augmenter légèrement les marges permet d’améliorer le confort de lecture et d’obtenir un rendu propre et pro. Si tu es un peu perdue, prends un livre dans ta bibliothèque qui a à peu près le même nombre de pages et mesure les marges.

Non, Comic Sans MS n’est toujours pas une bonne idée… Une police de roman doit avant tout être confortable, agréable à lire.
On privilégie généralement une police avec empattements, spécialement pensée pour la lecture longue.
Les p’tits conseils d’Amandine : La police la plus utilisée est Garamond. Mais tu peux très bien opter pour une autre police, du moment qu’elle reste lisible, par exemple : Baskerville, Georgia, Palatino ou encore Times New Roman. Le choix de la taille, de l’interlignage et des espacements est tout aussi important. Je te recommande une taille entre 10 et 12 points, selon la police choisie.
Ce sont tous ces petits détails qui donnent cette impression de fluidité lorsqu’on lit un livre professionnel.
Non, y’a pas l’option paillettes, désolée. Couverture mate ou brillante, c’est LA question qui revient sans cesse. Et la réponse est… ça dépend.
Elle offre un rendu élégant et haut de gamme et limite les reflets.
Elle est souvent choisie pour :
On l’apprécie pour son effet soft touch (doux au toucher).
Les couleurs ressortent davantage. Le rendu est plus lumineux.
Elle est particulièrement appréciée pour :
Les p’tits conseils d’Amandine : la couverture brillante fait mieux ressortir les couleurs foncées et les contrastes, tandis que le mat adoucit davantage le rendu. Si ta couverture est sombre, privilégie plutôt le brillant. Et si elle est claire ou neutre, choisis le mat !
Amazon KDP te pose cette question fatidique : “Fond perdu ou pas fond perdu ?” (le genre de question qui semble innocente, jusqu’à ce que tu te rendes compte qu’il aurait mieux fallu t’attarder sur la question avant de l’imprimer.)
La règle est simple :

Le fond perdu permet d’éviter ces petites bordures blanches disgracieuses à l’impression. Parce qu’on veut un livre qui fait pro jusqu’au bout des plumes, pas un effet “j’ai publié mon livre à l’arrache”.
La couverture ne se résume pas à la couverture principale. Elle comprend la première de couverture, le dos et la quatrième de couverture. Le tout dans un seul fichier.
Ce qui est génial avec Amazon KDP, c’est qu’il te propose des gabarits de lui-même. La seule condition, c’est d’avoir fini ton livre et de connaître le numéro de page final (Amazon chipote au millimètre près, je te préviens).

Sinon, il existe un super outil pour t’aider. Il calcule le gabarit à respecter pour créer ta couverture, c’est super bien fait et surtout, c’est pratique. Si tu veux faire ta couverture de livre toi-même, importe le gabarit sur Canva et aide-toi des règles pour respecter les limites et marges exigées par Amazon.

Pour publier un livre papier, Amazon demande généralement :
Même si d’autres formats sont autorisés (DOC, DOCX, RTF, HTML ou TXT), je te conseille mille fois de choisir un format PDF, pour la simple et bonne raison que tu importes un autre format que PDF, c’est KDP qui convertit ton fichier en PDF. Tu n’as donc plus vraiment le contrôle sur ta mise en page. Fournir un PDF, c’est t’assurer que tout reste à sa place !
Ces fichiers doivent respecter :
Une erreur suffit parfois à entraîner un refus ou un résultat décevant à l’impression… Pas folichon.
Avant de mettre ton livre officiellement en vente, Amazon KDP te permet de commander un BAT (Bon À Tirer) : une épreuve papier de ton roman pour vérifier que tout correspond bien à tes attentes.
Ce n’est pas un exemplaire destiné à la vente. C’est plutôt une répétition générale avant la sortie officielle : l’occasion de tenir ton livre entre tes mains, de vérifier le rendu de la couverture, la qualité d’impression, la mise en page, les marges, la pagination… Bref, tous ces petits détails qu’on ne remarque pas forcément à l’écran.

Je te conseille vraiment de passer par cette étape. Un fichier peut sembler parfait sur ordinateur et réserver quelques surprises une fois imprimé (et oui, l’écran n’a pas toujours le dernier mot).
Pense simplement à anticiper les délais : il faut prévoir le temps de recevoir ton BAT, de le relire attentivement et, si besoin, d’effectuer quelques ajustements avant la publication définitive.
Amazon KDP a clairement simplifié l’accès à l’auto-édition. C’est une plateforme pratique, accessible et particulièrement intéressante pour les auteures qui se lancent.
Mais simplifier la publication ne veut pas dire que la partie technique devient facile par enchantement. La mise en page d’un roman répond à des règles précises : choix du format, marges, pagination, typographies, fonds perdus, fichiers d’impression… Chaque détail compte pour offrir une expérience de lecture agréable et un rendu aussi beau que pro.

Et c’est justement là que j’interviens.
Avec mes offres de mise en page de livre et de création de couverture de roman, je gère à ta place tous ces trucs relous et compliqués, pour que tu puisses publier ton livre sereinement et en être fière (bah oui, tant qu’à faire).
Mon dada : transformer ton manuscrit en un véritable objet-livre, avec une finition professionnelle qui n’aura rien à envier aux grandes maisons d’édition. Parce que non : auto-édition ne devrait jamais rimer avec “amateurisme”.
Si tous ces détails te prennent la tête, n’y laisse pas des plumes. 🪶 Appelle-moi, je suis là pour ça. Prends ton rendez-vous gratuit avec moi, ça va être fun !
Je suis Amandine, la fondatrice du Studio L’Emplumé.
Mon but ? T’aider à oser sortir de ton nid, à sortir du cadre pour affirmer qui tu es et ce que tu vaux sur ton marché.
Je pense chacune de mes créations de manière à ce qu’elle révèle ton unicité, tout en m’assurant qu’elle parle à ta cible et qu’elle soit cohérente avec ce que tu fais. J’encadre tout ça avec un plan d’actions structuré et hop, ça donne des visuels esthétiques, inédits et efficaces !
Sinon, j’aime tout ce qui sort du lot, les oiseaux (sans blague), et les logos de coiffeurs sans ciseaux. J’aime la sensibilité, les couleurs et le beau !
On a surtout besoin de voir l’envers du décor : pour comprendre qu'on n'est pas seules à galérer et que le doute ne signifie pas qu’on n’est pas faite pour ça.
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